lundi 30 mars 2009

L'essai et les élasticités. C'est incroyable comment ça m'intéresse comparé à l'année dernière. C'est compliqué, mais c'est intéressant. Je sais pas si j'aurai la foi de faire ça puissance 1000 l'année prochaine, mais au moins je sais pourquoi je le ferais. Ca aura une utilité dans ma tête, pas comme la physique. Le fonctionnement du marché, ou celui de la société, c'est incroyablement complexe, comme l'actualité d'ailleurs, j'essaye de comprendre mais c'est tellement compliqué, toutes les allusions que peuvent comprendre que les gens qui lisent ça depuis longtemps... Bref. J'veux comprendre. Donc à partir de là, y a un intérêt.
Parce que sinon, on peut aussi arrêter de se poser des questions. Ou s'en poser trop, ça dépend comment on voit ça. On peut trop réfléchir, et finalement déduire que le lycée c'est naze, que ça nous détruit en nous obligeant à nous lever tôt, à venir écouter des trucs dont, sur le principe, on se fout royalement. Genre la révolution industrielle revisitée en cours d'allemand, avec tout le vocabulaire qui limite te sert même pas en français. On peut se dire que ça sert à rien, et qu'on pourrait juste s'amuser, qu'ils pourraient arrêter de nous souler avec leur scolarité obligatoire.
Finalement, si on résume, on pourrait vivre comme dans Skins. Sécher les cours, fumer des joints, boire, baiser, être anorexique. Aller camper la nuit dans une forêt, bouffer des champignons hallucinogènes. Mais au fond, ça rime à rien. Y sont pas heureux. Y sont défoncés tout le temps. Après, chacun sa conception du bonheur. Mais ouai, p'tt que y ont le style parce que y ont pas la ptite vie monotone de lycéen qu'on a, nous. Mais c'est ridicule. C'est ridicule (et j'me met dans le lot) de regarder les épisodes et de s'imaginer à leur place, en se disant que qd même, ce s'rait stylé, d'avoir une vie comme ça. Attend, Cassie ? La meuf elle est anorexique, complètement scharb, défoncée une grande partie du temps, complètement pas cadrée, fin la fille tu sais pas où elle va quoi, et toi t'es là, tu regardes, et puis y a Sid, le gars il est défoncé à peut près autant qu'elle, il l'a trompée, mais finalement, y se remettent ensemble, et toi, t'es là, et t'as envie d'être à la place de Cassie.
Bref. La suite demain.
T'es au lycée, en seconde. Tu trouves que c'est d'la merde, trop dur, pas assez bien, les gens sont nazes, etc., etc., passons les détails. Tu t'étais imaginé ça autrement. Bref, t'es déçu.
Puis la fin de l'année arrive. Vite, très vite, parce que, finalement, t'étais tellement préoccupé par le fait de te plaindre que tu t'es même pas rendu compte que le temps passait. Y commence à faire beau, mai, juin, le soleil et tout. Tu sors, tu t'éclates, et là tu te dis "merde, c'est déjà fini". Là, tu commences à tout voir mieux, tu te dis que cette année de seconde en fait elle était géniale, t'es limite triste que ce soit fini. Et t'y crois, en plus. T'enjolives tes souvenirs. J'aime bien ce truc. C'est comme quand tu vas à un concert : quand t'es dans la salle, t'as mille fois trop chaud, tout le monde t'écrase, tu vois rien, t'as les oreilles qui vont exploser. Et puis quand tu sors, les seuls souvenirs qui te restent sont les bons. T'oublie la chaleur, la soif, l'étouffement. Tu te dis que c'était une soirée géniale, t'es triste que ce soit fini, et le pire (le mieux ?) c'est que tu le crois vraiment, tu le penses vraiment. Alors que, sur le coup, c'était genre trois fois moins cool.
Reprenons. Ca te fait donc le même effet pour cette année. Dans ta tête, c'était trop cool. Et puis c'est l'été : tu passes un mois de juin génial, un mois de juillet génial, un mois d'aout génial. Tu rencontres plein de gens, évidemment "ou se reverra après les vacances" (ou pas). Bref, tout va bien.
Et là tu retournes au lycée. Cette fois-ci avec moins d'espoir on va dire, tu sais déjà comment c'est, tu t'fais pas d'illusions. Et puisque tu t'imaginais rien, c'est mieux que tu t'imaginais. Les gens sont cool, les cours sont intéressants, le week-end tu sors. Tout va bien. Vraiment. L'hiver, Noël, le jour de l'an, tout arrive dans l'ordre, normal, et puis tout va bien. Voyage en Angleterre, tu te sens un peu hors sujet, des fois, mais ça va, parce que après tout tu t'en fous. T'as décidé d'arrêter de suivre les gens.
Tout va bien, ou à peu près. Sauf que maintenant tu dois penser à ton orientation. Aah, l'orientation. Super. "Pensez à votre orientation", "n'oubliez pas de réfléchir à votre orientation". T'as envie de leur dire mais arrête, arrête de me montrer tes ptits schémas pourris avec des petits rectangles pour chaque filière, arrête de m'expliquer que ce que je veux faire c'est mort parce que y a pas de débouchés, arrête de me pourrir mon truc. Parce que tu crois que conseillère d'orientation ça a de l'avenir, tu crois que c'est épanouissant comme métier ? Bref, démerde-toi, c'est pas de ce côté là que tu vas trouver de l'aide.
Après tu trouves, le truc que tu veux vraiment faire, les études qu'il faut faire pour y arriver. Y faudra travailler, comme une ouf. Travailler, encore et toujours. Ca t'intéresse, mais la perspective a de quoi effrayer. Enfin bon, t'as trouvé, ça te fait déjà ça. Y faut éviter de trop se poser de questions, à partir de là.
Le démarrage risque d'être plutôt difficile. Le reste suivra.
Pas le choix, de toute manière.
La suite demain (ou pas).

vendredi 13 mars 2009

Je pense que notre intelligence est innée et qu'elle définit ce que l'on est. Puisque l'on pense, et que l'on pense d'abord et avant tout en fonction de notre intelligente. Les surdoués pensent deux fois plus vite que nous, donc les cons doivent penser deux fois plus lentement, conséquemment deux fois moins.
Si t'es intelligent, tu penses, tu raisonnes, tu philosophes sur le monde qui t'entoure. Tu t'interroges. Tu juges, aussi. Tu penses parfois trop, mais c'est bon signe.
J'ai jamais été très douée pour écrire les textes philosophiques ou profonds, le genre de texte que tu connais bien. Le genre de texte que tu lis et t'y penses longtemps après. Mais j'ai envie de m'exprimer.
Alors je m'exprime.
On vit trop vite pour s'occuper de tout. Pour tout gérer en même temps. Pour penser à tout. Il faut faire le maximum, profiter de tout ce que la vie a à nous offrir. Profiter tant qu'on peut. Des fois, arrêter de penser, de juger, de critiquer. Passer à autre chose, grandir un peu.

La suite demain.